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 Grâce à un Cédric Assogba (à dr.) phénoménal, les Ludoviciens sont venus à bout de Charenton samedi soir. Photo Thierry Gachon Face à une solide équipe de Charenton, au profil identique et articulée autour d’un capitaine offensif, Saint-Louis a su hisser son niveau de jeu pour l’emporter au tie-break, grâce notamment au rendement phénoménal de son central Cédric Assogba (3-2).
A l’issue d’une rencontre de folie démarrée par un premier set interminable, le VC Saint Louis a remporté une importante victoire dans la course au maintien. L’un des artisans de cette victoire à l’arrachée, Cédric Assogba (27 ans, 1,96 m) est confiant pour l’avenir. « Ce fut un match accroché, avec deux équipes au niveau de jeu équivalent, où chaque ballon est âprement disputé. Nous leur laissons l’avantage en concédant beaucoup de fautes directes, mais le tie-break de folie tourne alors en notre faveur. Avec le passeur (Angelo Teno), nous nous sommes retrouvés ce soir. Pour la suite, on ne se pose plus de questions », confie tout sourire le central ludovicien. Les deux formations ne s’attendent pas à disputer un premier set marathon de près de quarante minutes. Si le capitaine ludovicien Urnaut est déjà décisif dès l’entame, c’est lui qui va conclure ce set laborieux, après avoir joué les pompiers de service. Face à un solide collectif coaché par Claude Cantamessi, les coéquipiers de Jaldou ne parviennent pas à prendre leur distance. Faute à une réception locale imprécise et à une accumulation de fautes directes, les frontaliers vont laisser des plumes dans ce premier set (37-35). Le second set aura toute autre allure. Assogba va proposer un beau récital offensif, bien relayé par Blonski. Mais les banlieusards parisiens ne lâchent rien et, à l’image de leur capitaine Ziani, vont se montrer les plus combatifs (26-28). Saint louis retrouve enfin ses automatismes dans le set suivant et assomme son adversaire, grâce encore au travail de titan d’Assogba à l’attaque, bien servi par Teno à la passe. Blonski, également percutant au smash, conclut ce set sur un bloc parfait (25-18). Le défi physique laisse alors place à la guerre des nerfs. On se chambre de part et d’autre, mais les locaux, sous l’impulsion d’Assogba au four et au moulin, ne parviennent pas à éviter un tie-break très disputé. Malgré une tension palpable et des décisions arbitrales litigieuses, Urnaut et Assogba ne tremblent pas pour faire pencher la balance de leur côté (18-16). Olivier Deck |